La Locomotive : une nouvelle histoire…

loco

Nous vous proposons une petite légèreté qui devrait vous faire sourire…

La Loco : lieu de mémoire, où parfois c’était la foire, où l’on venait se choir, le soir souvent par désespoir.

Où l’on se disait au revoir sans se voir, on restait s’assoir le long du trottoir à ne rien voir dans le noir.

On répondait aux bonsoirs dans les couloirs,

On rentrait dans nos dortoirs faire nos devoirs.

En bas c’était le dépotoir, une vraie cité dortoir,

Mais qui a pu la concevoir ?

Sa fresque, c’est vrai c’était pas Renoir,

Sortez vos mouchoirs, il va pleuvoir.

La loco est partie, disparue  avec le grattoir

Mais où va-ton se voir ?

La loco lieu de mémoire et d’espoir.

Chacun a pris sa trajectoire, chacun ses victoires.

Pour nous, c’était un vrai manoir,

Pour les sociologues, c’était un miroir,

On se promenait dans ses entrailles, dans le noir parfois même en peignoir,

On critiquait ceux qui avaient le pouvoir,

Ceux qui nous guidaient vers l’isoloir,

De qui nous ne recevions que des pourboires,

La loco est partie, disparue  avec le grattoir

Les logements disposés comme des tiroirs,

Il arrivait que les ascenseurs servent d’urinoirs,

Place Baudin, les enfants s’agitaient aux balançoires

Chacun avait son accessoire,

Chacun voulait croire à sa victoire,

Apparaissent déjà  les mots diffamatoires, les attitudes discriminatoires,

On n’a pas tous fait le conservatoire,

Mais nous savions que nous étions leur exutoire,

La loco est partie, disparue  avec le grattoir

C’est vrai que certains passaient à l’interrogatoire,

Toutefois c’était dérisoire, ils ont accepté un moratoire,

Ce n’est pas pour la gloire, c’était devenu obligatoire,

Ils ne connaissaient pas notre territoire,

Ils pensaient que ça allait être transitoire,

Pas de bol on a passé les éliminatoires,

Même si on n’a pas tous crié victoire,

Notre joie n’était pas usurpatoire,

Et pourtant ils nous prenaient pour des poires,

On leur a montré nos talents oratoires,

La loco est partie, disparue  avec le grattoir

Elle est tombée dans la préhistoire,

Mais ce n’est que provisoire,

Un passage au purgatoire,

On a tout refait, même nos mâchoires,

Passage à l’isoloir obligatoire,

On va prendre le pouvoir et là

Ca ne sera pas provisoire,

On va réécrire l’histoire,

Notez-le sur vos répertoires,

Et là ça sera rédhibitoire,

Ca sera jubilatoire, notre nouvelle gloire,

La loco : une nouvelle histoire…

L’OuvreBoite

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Catégories :BELFORT

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2 réponses

  1. En septembre 1963, ma famille est venue s’installer au 1er étage du 1 rue d’Amsterdam, la moitié de l’immense immeuble était encore en chantier…

    Des années plus tard, je suis revenu exprès de Paris pour assister, avec un gros pincement au coeur, à sa destruction.

    Heureusement, nous avons filmé cette fin d’une vie et le début d’une autre:

  2. Un grand merci pour cette histoire
    Qui nous replonge dans nos mémoires  

    Y avait l’école et les devoirs
    Y avait l’velo les balançoires

    L’magasin turc obligatoire
    Rachid guskun derrière l’comptoir

    À toutes les fnêtres y’a des séchoirs
    Des paraboles il fallait voir

    C’était vraiment note territoire
    Toujours un banc où s’y asseoir

    Même si des fois c’était la foire
    Que de souvenirs dans nos mémoires

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